Le dernier bilan du DSF 2025 est paru !
L’année 2025 a été contrastée sur le plan de la pluviométrie et globalement moins favorable que l’année 2024. Si un printemps pluvieux a permis de nuancer un hiver déficitaire et que les orages d’été ont été salvateurs notamment pour les zones de montagne, la sècheresse a été marquée à l’automne sur l’ensemble de l’île. L’extrême sud a particulièrement pâti de la sècheresse sur l’ensemble des 4 saisons avec d’importants impacts sur les peuplements et de nombreuses restrictions d’eau. On note sur la zone de forts rougissements sur l’ensemble des espèces arbustives (arbousiers…) et forestières (chêne vert, Chêne liège) du secteur dès le mois de juillet. Ces conditions semblent avoir été favorables à l’hylésine du pin avec quelques foyers signalés sur Pin maritime.
Cette année est également marquée par un pic de gradation de bombyx disparate sur le territoire insulaire. Avec plus de 20 000 ha défoliés, dont des zones non historiquement touchées (Taravo et Prunelli), ces attaques ont suscité un vif émoi auprès de la population concernée. Si les défoliations ont été très visibles de mai à juillet, la végétation, principalement les chênes verts, a reverdi dès le mois d’août et a permis d’atténuer l’impact paysager.
Concernant Matsucoccus feytaudi, au vu des derniers résultats de piégeages, nous considérons que l’insecte est présent sur la quasi-totalité des massifs insulaires de Pin maritime et a encore progressé en 2025. Sa progression vers le Sud de l’île est inexorable et est liée à la biologie même de l’insecte. Nous rappelons qu’il s’écoule généralement plusieurs années entre la première capture des insectes et les dégâts avérés sur les peuplements (entre 5 et 10 ans).